Fiche de présentation

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BARANOFF-ROSSINÉ, Daniel Vladimir ( Leonide Davydovitch Baranov, dit )

né le 1er janvier 1888 à Kherson, Ukraine ; 1903-1908, Beaux-Arts d'Odessa ; 1908-1909, de Saint-Pétersbourg ; 1910, vient à Paris ; 1915, enseigne à l'académie de Moscou ; invente le piano "optophonique"; 1915-1917, vit à Oslo ; 1918, enseigne aux ateliers libres de Petrograd et aux Vhutémas* de Moscou ; 1925, s'installe définitivement en France ; 1942, meurt assassiné à Paris ; 1944, selon d'autres sources, déporté, meurt à Auschwitz.
signature : 1910-1914, Daniel Rossiné.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Sculpteur

Présentation : Son talent le porte à assimiler parfaitement la manière des créateurs et à la reproduire en une sorte d'anthologie de la peinture moderne, de l'impressionnisme à la non-figuration*. Il a tout compris, les vibrations de Monet, l'âpreté de Van Gogh, le divisionnisme de Seurat, la chaleur des fauves* - Soleil couchant sur le Dniepr, (1907) relève de l'un et de l'autre -, les transparences de Picabia*, le cubisme* de Cézanne, ou le cubisme synthétique de Picasso*, La Forge, (1911 MNAM), l'orphisme* de Delaunay*, Capriccio Musicale Circus, (1913, HIR), le "tubisme" de Léger*, Le Fjord Christiana, (1915, MRL), le néoplasticisme* de Mondrian*, voire les plongées de Braque*.
Il est aussi sculpteur par assemblage de matériaux hétéroclites, bois, coquilles d'oeufs, carton ondulé, Symphonie nº 1, (1913, MoMA), en bas-relief, Le Toreador, (1913) ou en assemblage tri-dimensionnel, Sculpture polytechnique, (1915). Son Piano optophonique, dit aussi Clavier lumineux,(1922, MNAM), fait correspondre aux touches, non des sons, mais des faisceaux lumineux projetant toutes les teintes du spectre sur un écran blanc, de telle manière qu'en jouant une partition, on en obtienne une équivalence colorée.
En peinture, il reprend les volutes de ses sculptures, en dégradé e couleurs vives, Composition abstraite, (1910, MNAM), ou en nichant, dans un coin, une isba, Rhapsodie norvégienne, (1915, MRL). Inspiré par Matiouchine*, Non-figuratif, (1918, musée de Saratov), tout en hauteur, dispose entre deux bandes marron, deux groupes touches musicales colorées, à l'horizontale, séparées par une sphère. Hommage à Lindbergh, (1928), le héros statufié en grisaille est rejeté derrière d'une élongation  carmin d'une femme schématisée dont le cercle vide équivaut le visage.

Expositions : 1910, Salon d'Automne, Paris ; 1922, Exposition russe, Van Diemen, Berlin ; 2005, La Russie à l'avant-garde, Palais des Beaux-arts, Bruxelles, (G).

Rétrospective : 1954, 1972, Musée national d'art moderne, Paris.