Fiche de présentation

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LE MENE, Marc

né le 3 novembre 1957 à Lorient, Morbihan, France ; 1972, commence à photographier en autodidacte ; 1989-1990, villa Médicis, Rome ; vit à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Photographe

Présentation : Alternativement, peintre de figures et de natures mortes, il a la rusticité de matière et la simplification de formes de la figuration libre*, La Valse, (1998). Le photographe, en noir et blanc, s'invente des surréalismes*, Autoportrait, (1983), une ombre chinoise dans une fenêtre, celle des façades de l'autre côté de la rue et dans ses mains, un rectangle blanc qui lui répond ; à la Man Ray, (1985), torse de femme mangé par une ombre envahissante, Confronttion d'un dos nu avec un torse antique, Rome, (1989). Attente, dans la nuit, que la lune auréole une statue, Jardin des Tuileries, (1985) ; sur une photo d'intérieur il trace en réserve une silhouette assise; c'est Le Père Lachaise, (1985) ou se pose comme la lumière éclairant le monde au bout d'un bras, Rome, (1990). Il construit un habitacle en cube dont la face manque par laquelle il prend le cliché, Chambre mentale, (1998), dit-il. Il se joue des échelles de grandeur et obtient des images loufoques, L'Homme au chapeau, (1994), fumant un cigare de sa taille à lui. Il manipule des visages de sorte que de deux en sortent trois, Ferroud et Hwang, (2000). De temps à autre on songe à Hitchcock, de temps à autre à De Chirico*. Des photographies à l'ancienne, noir et blanc et tirage au sélénium, ou colorée au crayon de couleur donnent à ses images un charme désuet ; même les morphologies de ses nus semblent dater du début du siècle. Il n'abandonne pas pour autant les inventions surréalisantes, posant des verres à boire renversés, pour servir de jupe à des personnages achevés à la gouache ou de fourchettes qui leur tiennent lieu de bras, (2003). D'un reportage à Marrakech, il rapporte les souks, leurs étals, leurs vendeurs, leurs animaux domestiques et la lumière qui filtre entre mes lattis, (2006), non sans saturer les noirs là où il le juge nécessaire. Ses Chambres mentales, (2003-2011), franchissent le pas du surréalisme à la composition cérébrale.

Expositions : 1981, Centre Pompidou, Paris, (G) ; 1984, Seibu, Tokyo, (P) ; 1989, 2014, Pascal Gabert, Paris, (P) ; 2000, College Legi major, Valence, (P).