Fiche de présentation

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LEE, Ufan

né le 24 juin 1936 à Kyongsangnamido, Corée ; 1956, interrompt ses étude à l'université de Séoul et part pour le Japon ; 1958-1961, philosophie à l'université de Nihon, Tokyo ; 1962-1964, étudie la peinture traditionnelle ;  adepte du Mono-Ha*; 1970-1972, enseigne à l'école de design d'Aoyama ;1971-1974, à l'école de photographie de Tokyo ; 1971, séjourne durant trois mois à Paris ; 1978-1992, enseigne à l'université de Tama à Tokyo ; 1997, aux Beaux-arts de Paris ; vit au Japon, Corée et France ; 2001, Praemium Imperiale*.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Installationniste - Peintre

Présentation : Ses débuts sont inspirés de nombre de formes de l'art occidental connu au travers de revues. Puis, il devient théoricien et pionnier du mono-ha*, il peint From Paint (1963), ligne d'huile à la sortie du tube. Il y a un damier (1967), un monochrome rose phosphorescent, Landscape, (1968), Le Ruban de Möbius, (1969). Il se contente ensuite de deux motifs, From Point, (1973) et From Line, (1973). Variations pendant dix ans, sur des séquences de points et des regroupements de lignes ;  les points peuvent être petits, carrés, en lignes superposées, colorés dégressivement ou stochastiquement; les lignes sont des traînées du pinceau, régulières mais d'intensité dégressive de haut en bas, From Line N°790158) (1979) herse bleue ou pochette d'allumettes.
À ce systématisme, il met fin - provisoirement - en 1983, tout en gardant les mêmes titres, mais en adoptant l'arbitraire de la touche, virevoltante. Correspondance, (1991) est l'aboutissement de sa recherche sur le vide. Dorénavant, il ne pose pus que des rectangles, et bientôt des carrés gris, olive, vieux pourpres, argentés, (2003, triptyque) sur la surface blanche, à l'aide d'une large brosse plate, dans une épaisseur dégressive. C'est leur rapport qui l'intéresse, comme celui qui s'établit dans des conversations selon la disposition des fauteuils où se trouvent les conversants. Tout, dès lors, n'est plus que question de nombre (de 1 à 4 touches), sous ce titre commun. Toroni*? Non parce qu'il cherche l'équilibre, l'espace, et se soucie peu de conceptualisme*. Il célèbre le vide, à l'instar du zen, Correspondance, (1994, MNAM), tétraptyque, et la sérénité, très nippone, qu'il emporte. Avec Relatum, (1968), il réalise sa première installation*, dans le même esprit que celui de sa peinture, et chacune des suivantes porter le même titre. Les pierres choisies ne sont pas travaillées, elles sont jetées sur une plaque de verre provoquant les rides des brisures; elles sont posées sur des coussins de coton, opposant le dur au mou; elles servent de soutien et de point d'orgue à eux plaques de métal, Relatum, (1977, NNG).
S'il rejette les arts occidental et oriental des cinq cents dernières années après les avoir étudiés, c' est pour retrouver l'âme des matériaux naturels, le bois, la pierre, le fer. Il est sculpteur-artiste de plein air *. Ce sont des fragments de jardin zen qu'il propose à la méditaton. Le titre Relatum, lui vient de ce que son unique objectif est de conserver l'état naturel de la pierre en contraste avec l'état changeant du fer, et obtenir ainsi par symbiose un troisième état. Dialogue, (2007), deux blocs érodés entre deux langues de métal courbées. Relatum-Silence, (2010), un écran noir, une pierre et un éclairage qui la reflète ; c'est l'Appel du Silence.
Il pose des oeuvres dans les jardins de Versailles
L'Arche et autres, (2014).

Expositions : 1967, Sato, Tokyo (P); 1971, biennale de Paris; 1972, Myong-Don, Séoul (P); 1975, Éric Fabre, Paris, (P); 1999, Durand-Dessert, Paris, (P); 2006, La Force de l'art, Grand Palais, Paris, (G); 2007, Biennale de Venise; 2009, Thaddaeus Ropac, Paris, (P) ; 2013, Rencontres d'Arles, (P).

Citation(s) : Il a dit :
- L'art occidental est un art de l'espace, qui part de la surface pour aller vers le volume, tandis que l'art en Extrême-Orient est un art du temps qui part du point pour s'étirer en ligne. (1973).