Le Delarge, le dictionnaire des arts plastiques, modernes et contemporains

Fiche de présentation

ROUGEMONT, Guy de ( Guy du Temple de Rougemont, dt )
né le 23 avril 1935 à Paris, France ; 1954-1958, Arts décoratifs de Paris chez Gromaire*; 1958-1961, sert aux armées ; 1962-1964, Casa Velázquez, Madrid ; 1997, élu à l'Académie des beaux-arts ; écrivain, cinéaste, lithographe, décorateur, dessinateur de meubles...; vit à la Ruche* à Paris et à Marsillargues, Hérault.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Sculpteur

Présentation : Le sculpteur, après avoir dressé des fleurs blanches tout en rotondités, Volumineux, (1969), rapproche les primaires en à-plats vifs, ripolinés comme les travaux de Dewasne*; il affectionne les colonnes ou les cylindres, Gros Coude, (1972), les boîtes de métal sur pied, ouvertes et déployées, (1995). Le peintre est à la poursuite de la lumière.Tubes à l'atelier, (1972), projection verticale et diagnale de ses totems le long desquels apparaît la tache blanche du reflet. Il capte la lumière au moment où elle fait effraction dans la pénombre. Delaunay* avait saisi ce qui vibrait au travers d'un trou foré dans le volet, Rougemont, de 1984 à 1995, peint cela plus le volet, soit en diptyque rempli de bord à bord, soit en indiquant une chute de tension chromatique qui ne signale pas la profondeur mais l'intrusion de la clarté. Non-figuratif* alors. Sinon, qu'à compter de 1993, traîne une forme animale ou un chiffon dans l'un de ses à-plats géométriques. En 1989, il peint des motifs géométriques réguliers, vifs, répétés, terminés par arrachement, sur toile grège. Abstrait* parfois quand dans ces masses colorées et géométrisées qui dialoguent avec le noir, onpeut voir un angle de pièce, un contrevent entrebâillé sur les couleurs ensoleillées et des flaques de lumière telles qu'elles gâchent parfois des instantanés (1971). Et cela renvoie à une autre approche, plus souple, les arrondis de quelque nymphéa simplfié. À la fin des années 1990, il n'y a plus trace d'art concret*; celui-ci le cède à une abstraction* géométrique sui generis aux couleurs mêlées, ou en transparence, les formes régulières alternant avec des biomorphes et des signes répétés. Il travaille à l'acrylique, au pastel, à l'aquarelle. Il reprend en deux dimensions les formes au curvigraphe des sculptures de 1962, Musette, (1966). C'est l'irruption du baroque avec l'entrelacs de bande balnches déterminant des zones de puzzle en àlats sur une géométrisation quadrangulaire de la toile qui ombre les motifs ou les éclaire, Sans titre, (2002). Dans le même temps, la sculpture articule des panneaux de bois aux formes de ces mêmes entrelacs, devenues exubérantes par les vides ménagés, vivement peintes, fleurs imaginaires en pleine déhiscence, (2004).

Expositions : 1955, Charpentier, Paris, (G ) ; 1962, D'Arcy, New York, (P) ; 1969, Suzy Langlois, Paris, (P) ; 2005, Pascal Gabert, Paris, (P).

R├ętrospective : 1996, Artcurial, Paris.

Lieux publics : 1970, Restaurant de la banque Rotschild, Paris ; 1976, gare du RER de Noisy-le-Grand ; place Albert-Thomas, Villeurbanne ; 1977, autoroute de l'Est ; 1985, hall de l'hôpital Saint-Louis, Paris ; 1989, Le Grand Ruban, ministère des Finances, Paris, pavement de près de 1 000 m de long en brocatelle, carrare, cipolin, griotte, ophite et turquin ; 1990, parc des Barbanniers, Gennevilliers.



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