Le Delarge, le dictionnaire des arts plastiques, modernes et contemporains

Fiche de présentation

CABANES, Damien
né en 1959 à Suresnes, Hauts-de-Seine, France; 1978-1983, Beaux-arts, Paris; 1993, cesse de peindre pour se consacrer à la sculpture; ca. 2000, reprend la peinture; vit à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre - Sculpteur

Présentation : De la peinture pure. Sans titre, (1988), semis de taches de couleurs diverses sur fond monochrome. Nouvelle aussi. Non que les formes éternelles n'aient pas été employées avant lui, les damiers multicolores compacts, les grandes taches polychromes en corolles mais pace qu'il leur donne une échelle inhabituelle de 3m de côté, ainsi qu'une brillance vernissée, il les métamorphose et force à les regarder avec d'autres yeux. De surcroît, il crée des variantes personnelles : les carrés partiellement superposés sont géométriquement disposés sur un fond qui trace un labyrinhe rectiligne; le quadrillé est souligné à chaque intersection par quatre touches identiques. Il apporte la fantaisie dans une abstraction* géométrique renouvelée, qui ne s'y prête pas naturellement. Un tapis de rectangles verticaux, rouges et verts, bords d'épais traits noirs éffilés, frappés çà et là des plus petis rectangles horizontaux jaunes et bleus, (1992, VP). Il peint aussi sur page blanche des fragments de grands objets éclatés, dont certains ne s'arrêtent qu'aux lisières du tableau.  Sculpteur, ll gâche le plâtre sur armature. Il superpose des escaliers irréguliers en plâtre ou en polystyrène, comme des pyramides à degrés tronquées, des stupas, des flèches d'église ou des toits de pagode. Et il évoque Cézanne, par le cubisme* des formes et par la solution de continuité des couleurs qui varient sur chaque face. Il remplit une cage d'escalier de carrés de polystyrène, percés de manière dégressive, et peint leur rebord intérieur, Sculpture, (2001). Durant le milieu des années 1990, il montre des paysages panoramiques, expressionnistes*, peints à la gouache sur des feuilles de très grands cahiers à dessin, rapprochées. Car c'est là sa singularité : dès 13 ans, il alterne la création figurative et la non-figurative*, avec un même talent. Dès 1975, il peint figures et natures mortes et poursuit la représentation de la réalité jusqu'en 1993, avec des Autoportraits, dramatiques, des villages désertés, tout en rondeurs, des natures mortes encore. Une série de figures, détachent sur fond gris un frontal de 3/4, isolées, tristes, perdues, sans regard, dans les couleurs généralement de l'expressionnisme*; il les trace d'un seul mouvement, sans repentir, (2006).
Ses terres-cuites s'arrêtent aussi, souvent, au bas du buste faites d'adjonction, en bandes ou en boudins, dramatiques déja par leur seule facture, (2006),  Judith au visage vert, (2010).
Retour à une peinture figurative expressionniste* Des figures brossées à larges trainées, tranchées, peu soucieuses de détails et d'environnement, Samuel endormi, (2004), ou Les trois ados, (2007), sont faits d'approximations, de négligences comme la génération à lquelle il se réfère. Les Belles endormies, (2008) avec un lointain rappel de Courbet. Mais simultanément regret du passé avec 3le Jardin d'André', (2008), grand nomochrome noir dans lequel trois zônes apparaissent, comme en réserve, remplies comme des noeuds de ficelles colorées, posés sur une palette.

Expositions : 1984, Salon des Réalités nouvelles, Paris ; 1990, Zurcher, Paris, (P) ; 1993, 2012, Éric Dupont, Paris, (P).



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