Fiche de présentation

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MAEGHT, GALERIE(S) ET FONDATION

Type(s) : Collectionneur

Présentation : Aimé Maeght, marchand et collectionneur, naît le 27 avril 1906 à Hazebrouck, Nord ; son père étant mort à la guerre, il devient pupille de la nation de 1914 à 1925.
De 1926 à 1929, il fréquente les Beaux-Arts de Nîmes, comme dessinateur lithographe, et travaille pour l'imprimerie Robaudy de Cannes.
En 1928, il épouse Marguerite Devaye, née le 25 août 1909 à Cannes ; en 1930 naît leur fils Adrien.
En 1937, Marguerite ouvre un magasin de radios à Cannes, rue des Belges, dans lequel elle accroche quelques peintures de Pastour*.
1940, le stock s'épuise et seule reste la peinture. Étant en zone non-occupée, Aimé s'attache des artistes qui ont perdu leur marchand et se trouvent libres de contrat, comme Bonnard* et Matisse*, et devient éditeur d'art ; sa galerie ayant servi de couverture aux activités de résistant de Jean Moulin, il se réfugie à Vence puis rentre à Paris, le 21 septembre 1944, dans la voiture de Bonnard.
Grâce aux fonds de celui-ci, il reprend, en 1946, la galerie Schoeller, rue de Téhran à Paris, s'attachant Braque*, Chagall*, Miró*, Giacometti*, Calder* et Léger*.
En 1947, il organise la première exposition surréaliste* d'après guerre et sa galerie est lancée. Il donne à son métier une dimension culturelle en créant, à Saint-Paul-de-Vence, la Fondation Aimé et Marguerite Maeght, dont l'idée lui est venue en 1950 chez l'architecte catalan Josep Lluis Sert, dans son atelier du Massachusetts. La construction commence en 1962 et la fondation est inaugurée par Malraux en 1964. Les jardins en collines sont peuplés de Miró et la terrasse est arpentée par des Giacometti.
Il vend au musée Guggenheim de New York La Grande Parade de Léger, pour 20 millions de francs, afin de financer la construction. Il ouvre des succursales de sa galerie, à Zurich en 1970, à Barcelone en 1974, à New York en 1978.
Pendant les décennies 1940 et 1950, il accumule les tableaux des grands que l'essor des pays industrialisés et la création de musées, dans les glorieuses années 1960, valorisent largement.
Marguerite meurt le 31 juillet 1977 et Aimé, le 5 septembre 1981.
Sa gloire se double d'absolutisme et, en 1957, il entre en conflit avec son fils Adrien, imprimeur comme lui qui, en 1980, ouvre sa propre galerie rue du Bac. Seul héritier de sa mère, il réclame à son père la sortie d'indivision.
Sa part consiste dans la Fondation et 190 tableaux d'une valeur de 6 milliards, auxquels s'ajouteront 3 000 œuvres de la succession d'Aimé.
Ce dernier a légué à ses collaborateurs la galerie de la rue de Téhéran, qui dû changer son nom en Galerie Lelong, du patronyme de l'un des trois directeurs, et à sa fille naturelle, Sylvie Balthazar, 600 tableaux d'une valeur de 7 milliards.
En 1990, Adrien abandonne les rênes de la galerie du Bac à Yoyo, sa fille, née en 1959.