Fiche de présentation

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MERCIER, Mathieu

né en 1970 à Conflans-Sainte-Honorine, Yvelines, France ; 1989-1994, Beaux-arts de Bourges ; 1995, Institut des hautes études en arts plastiques, Paris ; 1997, Beaux-arts de Nantes ; vit à Paris et Berlin.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Plasticien

Présentation : Il passe des arts appliqués de lla, (lire Ikea), producteur de masse, à l'installation voire, rarement, à la sculpture. Il empile des meubles en aggloméré, symétriquement leur ayant apporté une bordure mélaminée, Structure de bois, (1999, FNAC), il montre la boîte à outils parlante qui lui sert ou la motte de plâtre rendue utilitaire, Multiprise, (1998). Auparavant, il pose une assiette sur un mur et trace autour d'elle des cercles cinétique*, pourpre et vert, (1993, SG). Il oppose les cubes gratuits aux cubes appliqués pouvant servir de meubles (1999).
Il vire au minimalisme* avec un fauteuil néo-plasticien, un miroir en pied, une palette au sol et une horloge digitale en néon, aux secondes par ampoules. Il se dégage de cet ensemble une étrange ataraxie (2001). Sans compter qu'un bocal contient une holothurie assoupie. S'attaquant aux polices de lettre, il les rend hybrides en en mélangeant deux sortes, pour enseigne ou pour tableau d'ophtalmologue, Caractères, (2001) ou ZU, (2001). Il présente l'architecture de série comme oeuvre d'art. Un pavillon de lotissement, blanc de murs et roue de toit, est dépouillé de tout détail comme clenche ou charnière. Des tubes extensibles, soutènements pour travaux de maçonnerie, sont munis d'éperons et peints à la couleur industrielle. Un assemblage de plaques de marbre couvrant trois côtés d'un angle. (2003). Il pend un néon enroulé comme un lasso à une tige de fer, Sans titre, (2005, 2007). La gratuité se dégage progressivement de l'utilitaire ; peintre, il montre un tondo reproduisant les facettes d'un brillant taillé, (2003 2006), sculpteur Homonculus, (2006), un négroïde aux gants de boxe démesurés ; installationniste* il évoque l'esthétique de la ruine en répartissant au sol des tubes-colonnes et leurs abaques en métal noir, (2007) ; videaste*, il désarticule un Mondrian* Red and Bue Blast, (2002), qu'il conçoit peint et rongé aux bords.
Le minimaliste ne s'empêche pas de jeter un clin d'oei à d'autres tendances ; l'Op Art*, Verres, (2012), enfouis dans un décor titillant l'oeil, l'Art concret*, Loupe, (2007), le  constructivism, Structure chemise, (2008), trois rectangles blancs en coton avant de se retrouver lui même, Last Day Bed, (2012), lit à traversin en marbre ou Scan poussière, (2008, 2012), impressions sur paier baryté entre deux vitres.

Expositions : 1992, Box, Bourges, (P) ; 1993, biennale des Écoles, Maastricht, (G) ; 1996, Chez Valentin, Paris, (G), et 1997, 2001, (P) ; Toxic, Luxembourg, (P), et Eriko Momotani, Paris, (P) ; 1999, 2002, Mehdi Chouakri, Berlin, (P) et Traversées, Arc, Paris, (G) ; 2012, Fondation Ricard, Paris, (P).

R├ętrospective : 2007, Arc, Paris.