Fiche de présentation

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WAROQUIER, Henry de

né le 8 janvier 1881 à Paris, France; 1900, Arts décoratifs e Paris, en architecture; 1931-1936, cesse de peindre pour se consacrer au dessin et à la sculpture; 1970, meurt le 31 décembre à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : "Époque blanche " : 1910-1921; il en parle comme une peinture d'architecture, influencée par les maîtres italiens de fresques du duecento; Jean-Louis tenant deux cerises, (1907), peut y être assimilé avec les couleurs acides du premier Ensor*. Simultanément, à compter de 1914 et jusqu'en 1917, il connaît une " époque noire ", dans une matière sombre, il crée alors des paysages imaginaires aux points de vue insolites et aux multiples perspectives, Clair de lune, (1917, MNAM), un village minuscule niché dans les rochers à la Giotto.  Puis de 1917 à 1939, il favorise la figure, la mettant au centre de ses compositions et de ses préoccupations. L'homme auquel il s'intéresse désormais, est au sein de la tragédie. Espagne, Venise, Bretagne, il peint jusqu'à 400 toiles par an.
Le sculpteur est  plus remarquable. De 1934 à 1947, il crée des visages néo-étrusques non sans parenté avec les visages de Derain en 1938 . Le thème principal est le très torturé roi de Thèbes et son fils Oedipe. Plâtres avec rehauts de cire  qui permettent toutes les cicatrices de la douleur. Le Verbe, fait bloc avec le voile qui couvre l'arrière de son visage, yeux plissés et menton en avant dans un symbolisme qui ne dit pas son nom.  Il photographie ses têtes et les adresse à quelques intimes; il lui arrive de photographier des œuvres de tiers. Il est aussi  et graveur, cartonnier ainsi que théoricien. A la fin de sa vie, il peint galets et coquilles d'huitres.

Expositions : 1917, Barbazanges, Paris; 1951, Musée national d'Art moderne, Paris, (P) ; 2009, La Piscine, Roubaix, (P) ; 2012,1917, Pompidou-Metz, (G).

R├ętrospective : 1946, Kunsthaus, Zurich; 1952, Musée national d'art moderne, Paris.

Lieux publics : 1937, La Tragédie, Palais de Chaillot.

Citation(s) : On a dit :
-  Cette leçon d'approfondissement est si discrète, si concrète, si sincère qu'unphilosophe ne peut résister à un tel enseignement. (Gaston Bachelard).
- Un homme qui a pris le monde au tragique.  (Paul Claudel).
- Il reste que ce n'est que de la mauvaise peinture. (Marie-Alain Couturier).