Fiche de présentation

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WALTER, Zoum, ( Julienne Vanden Eckhoudt, dite )

née le 9 avril 1902 à Ixelles, Bruxelles, Belgique ; petite-fille du peintre Isidore Verheyden ; fille de Jean Vanden Eeckhoudt* et de Jeanne Verheyden, peintre ; 1915, sa famille s'installe à Roquebrune ; 1916, commence le pastel ; 1928, épouse François Walter et adopte la nationalité française ; 1958-1963, interrompt la peinture comme suite à la mort de sa fille Sylvie ; 1974, meurt le 21 juin à Paris ; 2006, 2007, son atelier est dispersé par Millon à Paris.
signatures : Z.V. ou Z.V.D.E.; à compter de 1928, Z.W., ou Z.Walter, ou Zum Walter.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : L'oeuvre, principalement figurative est redevable à celle, paysagère, de son père. A peine la rigueur des formes est-elle aménagée, La Maison du château, (1923) ou Auteuil, (1939); on retrouve les troncs d'arbre en premier plan, Deux pins, (1926) ou L'Orme et le noyer, (1943) et Place du marché aux fleurs, (1955) que pourrait signer Mathieu-Verdilhan*. Néanmoins les figures sont plus frustes que celle de Jean Vanden Eeckhoudt, Villageoise à Couala, (1926) et le portrait frontal Sylvie, (1955), n'est pas exempte de dureté, même s'il s'inscrit dans la trace des Valori Plastici*. Elle termine ses portraits, avec un Autoportrait, (1971), assis, tassé, massif et frontal;entretemps, elle donne des nus plantureux. C'est par les troncs que la fantaisie s'introduit; ils deviennent tavelés et porteurs de branches imaginaires, aux feuilles prenant la place d'aiguilles, faites de petites touches décoratives, Pins en fête, (1931). En 1945, elle aborde l'art sacré, avec Figure adorante, (1946), au visage aveugle, aux bras écartés dans une cape brune ou plongée sur Le Jardin des oliviers, (1947), figures bordées à-plats légèrement modulés. Elle peint de hauts bouquets, Bouqet double, (1945), ronds de violets venus de Nay* ou Feuillages d'automne, (1947), chamarrés. Ses paysages se réduisent à une ligne de perspective sous l'envahissement des ciels, Ciel de Brabant, (1946) ou iel d'adieu, (1957). Elle reprend les touches plumeuses Parc au ciel bleu, (1953), ou au contraire, fond les couleurs L'Île du Phare, (1954), comme nébulisée; les uns comme les autres au pastel. Même si dans les années 1930, 1965, elle s'est essayée à la non-figuration, il faut attendre le retour à la peinture après le deuil, pour qu'elle s'y attache. Sorcier blanc, (1963) s'inspire de Kupka*; ses rectangles verticaux deviennent palissade, La Fortresse, (1956, MNAM et se transforment en géométries et cubiques et acérées avec une arrière-pensée métaphysique*, Babel, (1967). Elle grave la pierre, Innommé, (1967), puis se dirige vers l'abstraction*, Envahissement, (1965), d'une huile si dilué que la trame de la toile est visible, comme dans Transparence, (1972); des ciels et parfois des paysages inanimés, douces courbes du relief, Prunevelle, (1971, sans renoncer parfois à ses divisions ornementales, Couleurs d'Arçais, (1971). Ciels mais aussi mers Sables inondés, (1970), et brouillards, Vers l'Oise, (1966) ou Rien que de la brume, (1972) et Nocturne, (1973), probablement dernière toile au titre prémonitoire.

Expositions : 1927, Nice, (G) ; 1929, 1950, Giroux, Bruxelles, (P) ; 1929, 1932, Druet, Paris, (P) ; 1965, Santee Landweer, Amsterdam, (P) ; 1996, Marie-Jeanne Garoche, Paris, (P).

R├ętrospective : 1977, Musée des Beaux-arts, Besançon ; 1988, Horizons, Bruxelles ; 2004, Espace Lawrence Durell, Sommières.