Fiche de présentation

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STERLING, Marc

né le 15 juillet 1895 à Prilouki, Ukraine ; 1909, Beaux-arts d'Odessa ; 1916, de Moscou ; étudie aux Vhutémas*, chez Tatline* ; 1921-1922, séjourne à Berlin ; 1923, s'installe à Montparnasse*, Paris ; 1940-1945, se cache dans Paris durant l'occupation allemande ; 1953-1956, épouse Eliane Sterling* ; 1953-1956, vit à Peseux, Neufchâtel, Suisse ; 1956, rentre à Paris ; malgré la cécité qui le gagne peu à peu, n'arrête pas de peindre ; 1976, meurt, le 7 septembre à Paris.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Avant qu'il n'aborde la figuration, ses premiers travaux, en 1921, sont d'abstraction* géométrique, entremêlant de manière drue, cercles et triangles, en dégradé, (1921), sans doute précédé de Nature morte cubiste, (ca.1920), à la manière de Braque*.  Son Portrait du pré (1924), est influencé par la géométrisation de l'espace, du constructivisme*. Vient ensuite Chronique du jour (ca. 1925) d'un cubisme* synthétique traditionnel par entassement des formes. Ses natures mortes du milieu des années 1920, ressortissent à la fois aux raideurs du cubisme*, aux souplesse de l'Esprit Nouveau*, et à une matière travaillée comme un cuir de Cordoue (1926).  A la fin de la même décennie, il adopte un style fleuri, plaisant comme les peintres s'écartant des portraits mondains le pratiquent, Au retour de la chasse (1933), tout en finesses de plumes et d'herbacées.
Avec la Libération, il aborde des sujets explicitement juifs, rabbin, chandelier à 7 branches, tables de la loi, à l'encre de Chine, au fusain, à la craie grasse, durant que sa palette prend les reflets mêlés, des teintes ashkénazes qu'il vernit (ca. 1948-1954). De cette période, Le Faune (1944), puis une transparence, La Fille du roi (1947), plus simple que celles de Picabia* ; une courte série Daphnis et Chloé (1950), au lavis et encre de Chine, est tout remplie de tendresse. La Mariée (1955), se détache, isolée sans environnement dans une ingénuité à la Douanier-Rousseau*. Tout devient plus simple et plus coloré, Œufs de Pâques (1964), ou L'Oiseau dans sa cage (1974).
Ses paysages éperdus, longuement médités, sont peints en atelier, stricts, légèrement géométrisés, Ile de Bréhat (1958). Une tauromachie, pleine de transparences affiche les couleurs espagnoles (1966).
Dans les années 1970, il regarde du côté du surréalisme, une main blessée, des racines zoomorphes, sous un ciel rouge, des figures plates à la manière des poupées ashanti, des animaux fantastiques dans des paysages désolés, Oiseau dans un paysage lunaire, ou Visage dans le ventre d'un oiseau. Il termine par des gouaches dépouillées dont les natures mortes ne sont plus que contours, blocs ou cage d'oiseau, avant de laisser inachevé une suite de gravures, Le Bestiaire (publié en 1984), travaillées à la manière des frottages*.
De sa sculpture, on ne conserve que des photos.


Expositions : 1923, Lodz ; 1924, Salon d'Automne, Paris ; 1928, Jacques Bernheim, Paris, (P) ; 1929, Becker & Newman, Cologne, (P) ; 2009, Paul Noujaim, Paris (P).

Rétrospective : 1978, Peseux, Neufchâtel.


Oeuvres


Nature morte - huile sur toile - 1924-1925
Nature morte - huile sur toile - 1924-1925
Eliane en Arlequin - huile sur toile - 1955-1956
Eliane en Arlequin - huile sur toile - 1955-1956
Nature morte aux oeufs - huile sur toile - 1960-1964
Nature morte aux oeufs - huile sur toile - 1960-1964
A Eliane - huile sur toile - juin 1976 (dernière oeuvre, musée de bakou)
A Eliane - huile sur toile - juin 1976 (dernière oeuvre, musée de bakou)