Fiche de présentation

imprimer la fiche

PESKÉ, Jean

né le 27 juillet 1870 à Golta, Ukraine, alors Russie de parents Polonais ; 1885, cours du soir à l'école de peinture de Kiev ; 1886-1889, Beaux-Arts d'Odessa ; 1889, de Varsovie ; 1891, arrive à Paris ; Académie Julian* ; 1901, épouse Catherine Louchnikoff, sculptrice ; 1904, une pleurésie l'empêche de peindre ; 1921, naturalisé Français ; 1934, crée le musée de Collioure* ; 1949, meurt le 21 mars au Mans, Sarthe.

Type(s) : Artiste

Technique(s) : Peintre

Présentation : Passée l'influence des pointillistes, Saint-Tropez vu du phare vert, (1895, An.), celle des Nabis, Jeunes Filles au bord de la mer (1897), il persiste à donner de l'importance aux contours et y apporte, déjà, des lueurs fauves, Les Âges de la vie, (1900, PPG) ou La Cueillette des pommes, 1900, PPG). Il entame le thème des bustes de femme, des maternités, d'un pinceau coulant, un peu comme celui du dernier Renoir, rapprochant audacieusement les couleurs, La Lecture, (1901), Scène d'intérieur à Bois-le-Roi, (1908) ou Maternité au chat noir, (1910). Il réussit l'opposition des ombres ensoleillées, porteuses d'atmosphère intimiste et des percées en pleine lumière. II privilégie le sujet, négligeant l'environnement. Sa manière, sa palette le rapprochent de l'école de Paris* sans vraiment que celle-ci l'absorbe, comme le fauvisme, Les Chèvres près du village de Bormes, (s. d.), il les effleure, Nature morte au melon d'eau, (1916).
Il innove, ca 1912, en employant l'encre de Chine pour des paysages au lavis qu'il maîtrise, Les Bords de la Seine, (s. d.), dans lequel apparaît un bouquet d'arbres, ou Troupeau dans la plaine de Bormes, (1912, mairie de Bormes-les-Mimosas).
Il grave, notamment de nombreux portraits, paysans, Grand'père Vicens, (1903, Mus. de Collioure) ou Mon amie Antoinette, (1930), des militaires indiens (1915) également. Il reprend de temps à autre le divisionnisme, Collioure, (1935, PPG), d'une palette singulièrement claire. Il est l'auteur de bouquets de fleurs, en prise serrée et chatoyante (ca 1910). Ses vues parisiennes, toujours peintes d'une fenêtre pour éviter les badauds sont, pour certaines, sombrement expressionnistes*, Quai de la Tournelle, (1919) ou Paris sous la neige, (1919, PPG). Il est surtout le portraitiste des arbres, estimant que "seuls ils embellissent en vieillissant". Ce sont Les Îles d'Hyères (s. d. fondation Regards de Provence), La Pointe du Gouron, (s d.), avec ses pins maritimes écrasés sous l'encadrement.

Expositions :
- 1895, 1944, Salon des Indépendants, Paris ;
- 1901, La Revue Blanche, Paris (P) ;
- 1923, Durand-Ruel, New York ;
- 1972, Durand-Ruel, Paris (P).

Rétrospective :
- 1953, musée d'Angers ;
- 2002, écomusée du marais breton vendéen, La Barre-de-Monts.

Musées :
- musée de Collioure, fonds Peské, 300 toiles ;
- musée du Petit Palais, Genève.

Citation(s) : On a dit :
- Son oeuvre est une page superbe tracée d'une main voluptueuse et rude (Francis Carco).